Cokes de Drocourt

Mémoire de l'activité industrielle de la Cokerie de Drocourt et des activités annexes des Industries de Charbonnage de France.

13 août 2007

APPHIM / Service Carbonisation NPC

   Apphim

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Message à l'attention des Cokiers, sous-traitants, et employés vivant de l'activité de la Cokerie de Carling

Béthune, Bassin Minier du Nord, le 12 Octobre 2009


Mesdames, Messieurs,
Je suis le Président de l'Association pour la Protection du Patrimoine Historique et Industriel Minier.

Je ne suis pas un homme politique. Je suis simplement un passionné par le patrimoine industriel des Houillères et je pense aux nombreux emplois que la disparition de la Cokerie engendrera, directement et indirectement.
Grâce à certains membres du personnel de la Cokerie, j'ai eut l'honneur de m'approcher des installations de Carling, pour lui dire adieu.
Le souffle de vie qui l'animait à ce moment, ainsi que celui des ouvriers, me laissait douter d'une fermeture tant imminente.
Je me joint à l'ensemble des membres de l'Apphim pour vous adresser nos plus vives sympathies et tout notre soutien dans cette épreuve.
Vous avez tous aimé votre travail et vous méritez davantage de reconnaissance face à un travail pénible.
Hélas, la conjoncture n'est pas du tout favorable à votre activité. Les pouvoirs publiques se désintéressent de votre devenir, malgré leurs promesses.
Personnellement, j'ai vécu de nombreuses fermetures d'usines des Houillères, dont plusieurs Cokeries, et le spectre de Drocourt me poursuit.
Le sol de Carling sera bientôt le même qu'à Drocourt, ancien bastion des Houillères, un désert industriel où les emplois sont sacrifiés.
Sachez que je porte pour vous et votre corporation, le plus grand respect et que je consacre ma vie à la mémoire de l'ensemble des activités des Charbonnages et de ses salariés, de toutes les régions de France.
A bientôt.

Sébastien Glaubert, Président de l'Apphim.


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Seul petit bémol, je m'appelle Sébastien et non Stéphane.
Je confirme que la Communauté d'Agglomération possède un mémoire avec la position exacte du lavoir indiqué sur un plan.
Un lavoir comporte toujours des galeries pour convoyeurs aériennes comme souterraines.
Un grand Merci à la Voix du Nord. La vengeance est un plat qui se mange froid...


Introduction

Depuis l'année 2000, mon actualité a été marquée par l'agonie des principales filiales de Charbonnages de France dans le Nord Pas de Calais.

Les fleurons de CdF dans le Nord Pas de Calais, regroupés dans Filianor (héritier des HBNPC) étaient Agglonord, pour l'activité agglomération des charbons en boulets et Cokes de Drocourt SA, pour la production de cokes.

Agglonord a fermé en premier le 14 décembre 2000 et il ne restait plus rien de l'usine en mai 2001. De février à mai 2001, j'ai récupéré le maximum d'archives possibles sur l'usine.

A partir de juin,  je me suis consacré à la Cokerie de Drocourt.

Je me suis rendu régulièrement sur place pour prendre de nombreuses photos, sur le terril, dans le périmètre autour de l'usine, mais aussi au Centre de Vente, au dépôt des locos ou au rivage.

Aujourd'hui, je pense être le seul a avoir sauvé autant d'archives, plans, photos, objets, documents sur la cokerie de Drocourt, malheuresement, ce n'est qu'une poussière en comparaison de ce qui existait à Drocourt, et qui, aujourd'hui n'est plus qu'un souvenir.

Je tiens particulièrement à rendre hommage à la corporation des cokiers, et à tous ceux qui étaient présents, lors de mes visites de l'usine, j'en garde un souvenir chaleureux, bien représentatif de cet esprit d'accueil dans la région minière.

J'aimerais également rendre hommage à ceux qui nous ont (déjà) quittés.

    Ce  blog sera régulièrement actualisé.

    Le Président de l'APPHIM, S. GLAUBERT.

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Exposition du 28 Février 2009, Salle Léon Delfosse, à Billy Montigny, près de 7 ans après la fermeture de la cokerie.

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Sébastien Glaubert et Mr Canivez, adjoint au maire de Billy Montigny et Président de l'Association des Anciens Cokiers de Drocourt, photo prise à l'occasion de l'exposition sur la cokerie, organisée par nos 2 associations.

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Article de la Voix du Nord, du jeudi 12 mars 2009

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Journal de la ville de Billy Montigny

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15 août 2007

Production du Coke

  La production du coke comprend deux étapes: - La distillation des charbons à l'abri de l'air par chauffage à haute température; - L'extinction du coke en fusion; - Le criblage.

- La pyrolyse du charbon consiste en un chauffage à haute température en l'absence d'air.

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Pour une tonne de charbon enfournée, il était récupéré :

- 31 kg de goudrons,

- 10 kg de sulfates,

- 7 kg de benzol brut,

- 173 m3 de gaz disponible à 4 200 cal.

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Ce procédé a également été dénommé "distillation sèche", "distillation" ou "carbonisation du charbon".

Un charbon chauffé à l'abri de l'air se décompose toujours en dégageant des gaz, des matières goudronneuses et en laissant un résidu d'aspect variable.

Certains charbons (exemple: les gras à coke) présentent en même temps une "fusion", suivie d'un "gonflement" et d'une "resolidification" pendant le chauffage. Le résidu cohérent qui en résulte est le coke.

Ainsi, durant l'échauffement, le charbon perd son humidité et dégage le gaz de cokerie (essentiellement composé d'hydrogène et de méthane).

Ce phénomène présente deux phases qui se superposent:
1) Le dégagement des goudrons et produits lourds qui passe par un maximum et cesse vers 550°C,
2) Le dégagement de l'hydrogène, qui se produit au-delà de 550°C, passe par un maximum à 700°C et cesse entre 1000°C et 1100°C.

- L'extinction du coke en fusion, A la fin de la cuisson, le coke en fusion est sorti du four par les côtés, poussée par la défourneuse, il tombe dans le Wagon à coke, poussé par un locotracteur fonctionnant au trolley (électrique), celui ci le conduit vers l'une des tours d'extinction. Le coke subit un arrosage d'eau, d'où le panache blanc visible de très loin.

- Le criblage, le coke achève de se refroidir sur le Quai à coke, proche de la Tour d'extinction. Il est repris par le bas par un transporteur qui le conduit vers les installations du Criblage. Il est criblé est calibré en fonction de la demande du client.

Le gaz produit par la cokerie était partiellement utilisé par une usine annexe qui fabriquait de l’ammoniac de synthèse. Une autre fraction du gaz disponible était émise sur les réseaux de Gaz de France.

Le gaz résiduaire restitué à la cokerie par l’usine de synthèse était utilisé pour le chauffage des fours, l’appoint de chauffage étant réalisé avec du gaz pauvre. Le gaz livré à Gaz de France était préalablement épuré dans une installation d’épuration sèche, dans laquelle on utilisait des terres épurantes (oxyde de fer).

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