13 août 2007
APPHIM / Mémoire de la Cokerie
En qualité de passionné et Président d'une association de Protection du Patrimoine Industriel des Houillères, la Cokerie de Drocourt m'a beaucoup intéresser.
Enfant, ses impressionnantes structures, ses hautes cheminées de briques, ses panaches de vapeur visibles à des kilomètres à la ronde, m'ont beaucoup intéresser et intriguer...
Depuis l'année 2000, j'ai entrepris une action de collecte de renseignements sur l'usine.
Je me suis rendu régulièrement sur place pour prendre de nombreuses photos, sur le terril, dans le périmètre autour de l'usine, mais aussi au Centre de Vente, au dépôt des locos ou au rivage.
Un intérêt plus conséquent fut pris avant et lors de la fermeture.
Hélas, malgré le nombre d'archives, de plans, de photos, de matériel que je possède, j'estime que je n'ai put sauver qu'une miette de ce patrimoine, de notre patrimoine minier qui disparait et je le regrette.
Aujourd'hui, j'espère en faire davantage en vous présentant l'histoire de ce site, en vous le détaillant, comme je l'ai connu.
Je tiens particulièrement à rendre hommage à la corporation des cokiers, à Mr Brayer, le Directeur Technique, et à tous ceux qui m'ont accueillis lors de mes visites de l'usine, j'en garde un souvenir chaleureux, bien représentatif de cet esprit d'accueil dans la région minière.
J'aimerais également rendre hommage à ceux qui nous ont (déjà) quitté. Ce site leur est également consacré.
Je vous invite à me rendre régulièrement visite, le site est en constant développement. Vous êtes convier à donner vos impressions et commentaires.
Le Président de l'APPHIM, S. GLAUBERT.
Position et Historique du site
LOCALISATION
La cokerie
de Drocourt se situe sur 3 communes du département du Pas-de-Calais, au cœur du
bassin minier :
- HENIN-BEAUMONT pour les parties nord
et est du site ;
- ROUVROY pour l’extrémité ouest ;
- DROCOURT pour l’extrémité sud du site.
Les terrains de la cokerie occupent une superficie de 60 hectares.
Les Sites du Dépot de Locos et du Centre de Vente se trouvent à Billy Montigny, vue satellite.
Quelques vues aériennes,
Historique.
La Société de Recherches de VIMY et du Midi COURRIERES était
constituée par des industriels, en majorité belges. Elle a réalisé des sondages
de reconnaissance à MERICOURT et à DROCOURT. Dès 1877, ceux-ci sont avérés
positifs.
La Société de VIMY, devenue Compagnie de
DROCOURT a reçu une concession de 2 544 ha par le décret du 22 Juillet 1878, puis
par celui du 21 août 1880.
Le premier
puits fut commencé en 1878. La
Compagnie de Drocourt exploitera 5 sièges d’extraction, 1 Lavoir, 1 Centrale Thermique, une Cokerie et une Unité de traitement des
sous produits de la Cokerie La Fosse 1, la Parisienne à Hénin
Beaumont, la Fosse
2, Nouméa à Rouvroy, la Fosse
3, Congo à Rouvroy, la Fosse
4/5 à Méricourt, la Fosse
6/7 à Hénin Beaumont.
La Cokerie
La première mention de la cokerie est faite en 1901, elle
se composait de 50 fours à récupération de type SOLVAY. Les fours à coke ont
étés détruits en 1918. En 1924, elle comportait une batterie de 25 fours à coke
avec générateurs et production de sulfates d’ammonium et de benzols. Elle
produisait du coke tout venant, cassé et calibré de 40 à 60 mm, de 25 à 40 mmet de 12 à 25 mm, pour les malteries,
les cimenteries et les foyers domestiques.
Entre 1928 et 1938, la production annuelle atteint 319 383
tonnes de cokes (en 1931), 14 314 tonnes de goudrons et bières (en 1931), 3 459
tonnes de benzol (en 1931), 4636 tonnes de sulfates et
En 1926,
une batterie de 25 fours est ajoutée et l’usine à sous-produits est agrandie.
En 1929,
14 fours supplémentaires sont mis en service.
En 1930, les
goudrons de Drocourt allaient vers H.G.D. à VENDIN et à NOEUX.
En 1934,
une station d’émission de gaz de ville était mise en service.
Les batteries de fours sont rénovées entre 1933 et 1934.
En 1935, un atelier de séchage et de pulvérisation du poussier de coke est mis en service. Ce poussier sera incorporé à la pâte à coke.
En 1938,
une quatrième batterie de fours est ajoutée.
En 1949, trois
batteries supplémentaires de 24 fours en briques de silice étaient en cours de
réalisation (21 à 23) et quatre batteries étaient en activité, numérotées 3, 4,
10 et 11.
Les batteries 3 et 4 comportaient chacune 25 fours du type Becker à
régénération de chaleur. Les batteries 10 et 11 étaient récentes. Les installations
de récupération des sous-produits étaient de type DISTICOKE classique.
Le gaz
produit par la cokerie était partiellement utilisé par une usine annexe qui
fabriquait de l’ammoniac de synthèse. Une autre fraction du gaz disponible
était émise sur les réseaux de Gaz de France.
Le gaz résiduaire restitué à la
cokerie par l’usine de synthèse était utilisé pour le chauffage des fours,
l’appoint de chauffage étant réalisé avec du gaz pauvre. Le gaz livré à Gaz de
France était préalablement épuré dans une installation d’épuration sèche, dans
laquelle on utilisait des terres épurantes (oxyde de fer).
Pour une
tonne de charbon enfourné, il était récupéré :
- 31 kg de goudrons,
- 10 kg de sulfates,
- 7 kg de benzol brut,
- 173 m3 de gaz disponible à 4
200 cal.
A partir
de 1956, la production était portée à 2 000 t par jour. De 1957 à 1959, elle
était portée à 3 400 t par jour pour être à 5 050 t par jour en 1969. Pour cela
la cokerie a été agrandie, plusieurs séries de fours à coke ont été construites
(batteries n°1, 2, 13, 24, 31, 32, 33, 34), soit en 1969, 16 batteries
totalisant 407 fours.
En 1988,
la cokerie ne produisait plus que du coke de fonderie (1 700 t/j). Tous les
fours produisant du coke sidérurgique étaient alors arrêtés et non démantelées.
L’usine à sous-produits était modernisée, le désessenciement et débenzolage
étaient arrêtés.
En 1990,
la cokerie a obtenu un statut d’autonomie.
En 1995, les batteries 1, 2, 3 et 4 sont démantelées.
15 août 2007
Descriptif et Historique de l'activité à Drocourt
Figures 1 & 2
Les deux extraits de plans au 1/10.000ème donne une idée de
l’importance des travaux de
modernisation de la cokerie réalisés à partir de 1948 ou l’étendue du carreau
est teintée.
A l’origine, la cokerie est au centre d’un important complexe
industriel se composant,
- d’une centrale thermique,
- d’un criblage lavoir,
- de la Cokerie,
- d’une usine de traitement des sous produits.
S’ajoutent à ces installations, les Fosses 3 (au
nord ouest) et 1, appelé la Parisienne;
Au sud se trouvaient le Stade des Mines et des
logements pour Ingénieurs et Directeurs de la Compagnie
Sur le
carreau de la cokerie,
la zone le plus au nord est celle de la première ligne de batteries (batteries
1 à 4 et 10 à 13).
Vient
ensuite la zone de récupération des sous-produits avec ses ateliers divers, ses
tours et ses colonnes, et dans laquelle se trouvent, tout à fait à l’est, les
réfrigérants à tirage aspiré et le centre de distribution d’eau.
La
zone médiane a été réservée au stockage, à l’épuration et à l’émission de gaz.
Elle comporte, à l’ouest, une installation de gazogènes pour la fabrication de
gaz pauvre.
La
zone située la plus au sud est la seule qui, dans cette cokerie, comporte un
réseau des voies ferrées à trafic normal ; elle comprend l’atelier de
chargement, de criblage et de concassage des cokes, ainsi que l’atelier de
manutention et de broyage des charbons.
Entre
la zone sud et la zone médiane se trouve celle réservée à la deuxième ligne de
batteries. Elle permet de produire environ 3.000 tonnes par jour de coke de
métallurgique et de fonderie. Elle peut être équipée pour une production pouvant
atteindre 4.500 tonnes par jour.
Une
autre particularité de la cokerie de Drocourt est que son axe transversal,
sensiblement orienté nord-sud, est matérialisé par une galerie aérienne dite « galerie
centrale ». Elle a son origine nord au criblage lavoir de Drocourt et elle
aboutit, au sud, à l’atelier de manutention et de broyage des charbons. Dans
cette galerie centrale sont montées des séries de transporteurs
permettant :
- 1,
L’alimentation de l’atelier de manutention avec des fines et des flottés préparés au criblage lavoir de Drocourt.
- 2,
L’alimentation des différentes tours de réserve des batteries avec des pâtes à
coke bien homogènes, broyées et prêtes à l’emploi.
-3,
D’amener les cokes refroidis sur les cokes wharfs jusqu’à l’atelier central de
chargement de criblage et de concassage de coke.
Dans
le projet initial, la galerie centrale se prolongeait, au sud, jusqu’au
criblage lavoir de 1 400 tonnes par heure.
L’alimentation
en charbon et la préparation des pâtes à coke
Toutes
les opérations relatives à la réception des éléments consécutifs des pâtes à
coke, au stockage des ces charbons, à la préparation des mélanges et à leur
broyage, au stockage des pâtes à coke prêtes à l’emploi et à l’alimentation
des tours de réserve des batteries avec ces mêmes pâtes à coke, se font dans ou
à partir d’un atelier unique.
Réception des charbons (1960)
Les
charbons utilisés à la cokerie proviennent soit du criblage lavoir de Drocourt,
soit des autres criblages lavoirs du Groupe, soit des autres Groupes du Bassin
(amaigrissants).
Les
fines lavées et les flottés fournis par le lavoir de Drocourt arrivent
directement dans l’atelier par une série de transporteurs dont les principaux
emprunteront la galerie centrale.
Les
autres charbons arrivent par wagons. Ils sont déchargés sous un hall de
culbutage de 80 mètres
de longueur et comportant deux voies ferrées. Chacune des voies est équipée
d’un treuil de culbutage d’une puissance de 15 tonnes, treuil monté sur pont
roulant ; on peut décharger n’importe quel type de wagons
« Houillères ».
Sous
chacune des voies ferrées sont disposés 3 silos ayant chacun une capacité de
150 tonnes dans lesquelles se déversent les charbons en passant à travers des
grilles. Ces trémies sont du type à fente. La reprise des charbons se fait par
deux extracteurs à palettes qui se déplacent avec un mouvement de va et vient
(moteur de commande 3, 5 ch.) sur des chemins de roulement installés sur la
charpente des transporteurs à courroie.
La
roue à palettes des extracteurs, commandée par un moteur de 25 ch., racle le
charbon accumulé sur la tablette à la base des trémies et le fait tomber sur le
transporteur à bande correspondant. Le débit de chaque extracteur est de 250
tonnes par heure.
Une chaine
de transporteurs horizontaux et inclinés permet d’emmagasiner les charbons dans
les silos de stockage des charbons non broyés.
Tous
les transporteurs de l’installation ont les caractéristiques communes
suivantes :
Largeur
des courroies : 1,00m
Vitesse
des courroies : 1,05m par seconde.
Débit :
500 tonnes par heure.
Stockage des éléments non broyés
Pour
le stockage des charbons non broyés, on dispose de huit silos du type à double
fente, ayant chacun une capacité de 750t.
Ces
silos sont alimentés par un transporteur mobile et réversible. On peut donc
stocker huit qualités différentes de charbons.
Préparation des mélanges
Les
charbons non broyés sont repris à la base des silos de stockage par quatre
extracteurs doseurs, ce qui limite à quatre le nombre des constituants d’une pâte
à coke. Les extracteurs doseurs ont le même aspect extérieur que ceux situés
sous le hall de culbutage, mais ils en diffèrent cependant. Ils comportent deux
roues à palettes au lieu d’une. Leur débit est variable entre 28 et 250 tonnes
par heure, du fait que la vitesse de rotation des roues à palettes et la
vitesse de translation des châssis sont elles-mêmes variables. Grâce à des
boites de vitesse, neuf combinaisons sont possibles.
Sous
les silos de stockage sont installés deux transporteurs correspondant aux deux
fentes ; ils sont alimentés chacun par deux extracteurs doseurs. Les
charbons se réunissent ensuite sur un transporteur unique faisant partie d’une
chaîne alimentant les trémies d’alimentation des broyeurs. Avant d’être déversé
dans ces trémies, le mélange passe sur un tambour magnétique et traverse la
grille à larges mailles d’un vibro-crible. Ces accessoires permettent
d’éliminer les ferrailles et les corps étrangers pouvant se trouver
accidentellement dans les charbons : ils sont donc destinés à la protection
des broyeurs.
Broyage
Il est
réalisé au moyen de trois broyeurs à marteaux ayant les caractéristiques
suivantes :
Débit : 175 tonnes/heure.
Vitesse : 585 tours/minute.
Diamètre du rotor : 1,6 mètres
Longueur du rotor : 2 mètres.
Chaque
broyeur, commandé par un moteur de 250 ch., est alimenté à partir d’une trémie
de 100 tonnes de capacité.
La
répartition du mélange dans les broyeurs est assurée par des transporteurs à bande caoutchoutée de 2 mètres de largeur et dont le débit peut être réglé.
Sous les
broyeurs, des appareils analogues à ceux qui les alimentent, reprennent les
charbons broyés et les déversent sur le premier transporteur d’une chaîne qui
les conduit jusqu’à l’entrée de la galerie centrale. De cet endroit, les pâtes
à cokes ou mélanges broyés peuvent, à volonté, prendre l’une des trois
directions suivantes :
1°
Etre transportés par bandes vers les tours de réserve de la première ligne de
batteries.
2°
Etre transportés vers les tours de réserve de la seconde ligne de batteries.
3° Etre
envoyés vers les silos de stockage des charbons broyés de l’atelier de
manutention.
Préparation du Poussier de Coke
Dans
le but d’améliorer les caractéristiques mécaniques du coke de fonderie, on a
décidé d’incorporer dans la pâte à coke du poussier de coke finement pulvérisé.
L’installation
de préparation de poussier de coke, actuellement en cours de réalisation, est
prévue pour traiter, par heure, 10 tonnes de produit, qui seront prélevées sous
les silos du criblage de coke et conduites par transporteurs jusqu’à la trémie
alimentant le sécheur.
Ce
dernier est un appareil Rotary-Louvre, chauffé au gaz, monté par les
Etablissements Heurtey.
Entrée dans la Cokerie
PRÉSENTATION DU SITE
Dessin de Michel Fleury, 2000.
Production du Coke
L'activité principale d'une cokerie est la cokéfaction.
La production du coke comprend deux étapes: - La distillation des charbons à l'abri de l'air par chauffage à haute température; - L'extinction; - Le criblage.
Le pyrolise du charbon consiste en un chauffage à haute température en l'absence d'air.
Ce procédé a également été dénommé "distillation sèche", "distillation" ou "carbonisation du charbon".
Un charbon chauffé à l'abri de l'air se décompose toujours en dégageant des gaz, des matières goudronneuses et en laissant un résidu d'aspect variable.
Certains charbons (exemple: les gras à coke) présentent en même temps une "fusion", suivie d'un "gonflement" et d'une "resolidification" pendant le chauffage. Le résidu cohérent qui en résulte est le coke.
Ainsi, durant l'échauffement, le charbon perd son humidité et dégage le gaz de cokerie (essentiellement composé d'hydrogène et de méthane).
Ce phénomène présente deux phases qui se superposent:
1) Le dégagement des goudrons et produits lourds qui passe par un maximum et cesse vers 550°C,
2) Le dégagement de l'hydrogène, qui se produit au-delà de 550°C, passe par un maximum à 700°C et cesse entre 1000°C et 1100°C.

Le phénomène de la "fusion", à l'origine du "gonflement" et de la formation du coke, se produit durant la phase de dégagement des goudrons et s'achève avant la fin de celle-ci.
Après le départ des produits lourds, le résidu ne ressemble plus au charbon. C'est du "semi-coke". Si on poursuit le chauffage jusqu'à 1000°C, on obtient progrèssivement du coke. L'opération de cuisson dure au total de 15 à 18 heures pour le coke de haut-fourneau et 36 heures pour le coke de fonderie.
22 août 2007
La Guérite de Conciergerie
La guérite se trouvait à la seconde entrée de la cokerie, au fond de la rue Capelle.
Ils servaient aux quartiers des agents de sécurité de la société Sécuritas, qui effectuaient également des rondes sur le site de l'usine. Ils effectuaient les controles des entrées et sorties, le standard, la bascule, le mouvement des trains de charbon ou coke.
Ce bâtiment a été détruit dans les derniers mois d'existence de la cokerie, en octobre 2003.
26 août 2007
Les Bureaux Techniques
Ce beau bâtiment se trouvait après l'entrée principale de la Cokerie, à gauche du grand boulevard.
Il fut construit dans les années 1930, dans un style architectural typique des Mines de VND. Lors de sa construction, il n'avait aucun lien avec l'activité de la Cokerie. Sa fonction n'est pas encore bien définie, un bâtiment à la surface et l'architecture similaire se trouvait à la Cokerie de Noeux (je recherche des renseignements à ce sujet) il servait probablement de logement pour cadre ou maitrise de la Compagnie.
Un autre bâtiment qui fut une demeure d'ingénieur des Mines fut intégré à la Cokerie, il se trouve dans la rue capelle sur la gauche avant l'entrée. Il servait pour les bureaux de la Présidence et est encore visible actuellement (unique témoin avec les 3 bâtiments anciens de la Fosse 1).
Après la Nationalisation, et lors de l'extension de la Cokerie, il sera enclavé dans le périmètre du carreau et deviendra les Bureaux de la Cokerie. Il recevra un aménagement intérieur adéquate.
Les Bureaux Techniques en Janvier 2002
DESCRIPTIF
- Bâtiment de Briques et de Béton (Briques provenant de la Briquetterie des Mines de Lens à Douvrin) couverture de tuiles traditionnelle. Fenetre, portes, plancher et charpente en bois.
- Le rez de chaussée et équipé de bureaux, des services du personnel, la salle de paye de la Cokerie s'y trouvait également. Dans le couloir menant au guichet du personnel, une trappe permet d'acceder à une cave ou se trouve des archives du personnel (récépissés des fiches de paye entre autre) et une petite reserve à vin.
- Le bâtiment possède 1 étage. On y accède sur la gauche de l'entrée, par un escalier à plancher de bois. Des bureaux s'y trouve également sur le centre, avec une coursive centrale. Les ailes du bâtiment sont des greniers à archives ou se trouve d'importants casiers.
Le bâtiment sera le dernier bâtiment de la Cokerie a être détruit, en décembre 2003.
J'ai eut la chance de l'explorer entièrement avant sa destruction.
02 septembre 2007
Les Bains Douches
Bâtiment destinés au personnel de la Cokerie et au employés de la sous-traitance.
Il abritait les vestiaires (à casiers), répartis sur les longueurs des extrémités du bâtiment.
Les douches se trouvaient dans le centre. Des WC s'y trouvaient également en différents endroits.
Sur la façade principale, des panneaux indiquaient des diffusions de l'entreprise ou de CDF, des informations syndicales ou du CE. A l'entrée par la porte principale un panneau indiquait les horaires,
Local Bains Douches, implantation générale. CdD, 21/12/99.
Une chaufferie se trouvait dans le sous sol.
Bâtiment peu avant sa démolition, en septembre 2003.
04 septembre 2007
L'E.J.P
L'E.J.P est le dernier bâtiment construit à la Cokerie en 1994.
Il se situe en face des bureaux techniques, au centre de l'espace vert.
L'EJP est en fait un Contrat EDF souscrit par la Cokerie (Effacement Jours de Pointe).
Suite à l'arrêt de la Centrale de Courrières, qui aprovisonnait la Cokerie depuis 1962, Cokes de Drocourt souscrit, le 1er Avril 1994, un contrat de fourniture du courantà un prix intéressant. En retour, une clause appliquée 22 jours par an, appelée "pointes mobiles" fais augmenter le prix du courant de manière prohibitive.
D'ou la raison de construction de ce bâtiment qui contient 3 moteurs Diesel Caterpillar de 1500 t/mn entrainant chacun un altérnateur de 1700 KW raccordé au poste EDF situé sur le parking.
Durant les 22 jours EJP annuels, les groupes démarrent automatiquement, sur signal EDF et permettent la production électrique nécessaire à la Cokerie.
Cette activité sera par la suite supprimée et le bâtiment aura une fonction annexe.
Il sera détruits en Octobre 2003, avec à peine 10 années de fonction.
16 septembre 2007
Le Chateau
Les Bureaux de la Présidence, ou le "Château" abritait les services administratifs et le bureaux de la Présidence des Cokes de Drocourt.
Autrefois, il servait d'habitation pour ingénieur des Mines de Drocourt. Une autre construction identique se trouvait sur le côté.
Il servait pour le SAMICO avant le déménagement de la Présidence, de Douai à Drocourt.
Ce Bâtiment est encore visible actuellement.
Il a été cédé pour un euro symbolique à la Commune qui l'as réaménagé en plusieurs appartements.
































