13 août 2007
APPHIM / Service Carbonisation NPC
Depuis l'année 2000, mon actualité a été marqué par l'agonie des principales filiales de Charbonnages de France dans le Nord Pas de Calais.
Les fleurons de CdF dans le Nord Pas de Calais, regroupés dans Filianor (héritier des HBNPC) étaient Agglonord, pour l'activité agglomération des charbons en boulets et Cokes de Drocourt SA, pour la production de cokes.
Agglonord a fermé en premier le 14 décembre 2000 et il ne restait plus rien de l'usine en mai 2001. De février à mai 2001, j'ai récupéré le maximum d'archives possibles sur l'usine.
A partir de juin, je me suis consacré à la Cokerie de Drocourt.
Je me suis rendu régulièrement sur place pour prendre de nombreuses photos, sur le terril, dans le périmètre autour de l'usine, mais aussi au Centre de Vente, au dépôt des locos ou au rivage.
Aujourd'hui, je pense être le seul a avoir sauvé autant d'archives, plans, photos, objets, documents sur la cokerie de Drocourt, malheuresement, ce n'est qu'une poussière en comparaison de ce qui existait à Drocourt, et qui, aujourd'hui n'est plus qu'un souvenir.
Je tiens particulièrement à rendre hommage à la corporation des cokiers, et à tous ceux qui étaient présents, lors de mes visites de l'usine, j'en garde un souvenir chaleureux, bien représentatif de cet esprit d'accueil dans la région minière.
J'aimerais également rendre hommage à ceux qui nous ont (déjà) quittés.
Ce blog sera régulièrement actualisé.
Le Président de l'APPHIM, S. GLAUBERT.
Exposition du 28 Février 2009, Salle Léon Delfosse, à Billy Montigny, près de 7 ans après la fermeture de la cokerie.
Sébastien Glaubert et Mr Canivez, adjoint au maire de Billy Montigny et Président de l'Association des Anciens Cokiers de Drocourt, photo prise à l'occasion de l'exposition sur la cokerie, organisée par nos 2 associations.
Article de la Voix du Nord, du jeudi 12 mars 2009
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Situation géographique
LOCALISATION
La cokerie
de Drocourt se situe sur 3 communes du département du Pas-de-Calais, au cœur du
bassin minier :
- HENIN-BEAUMONT pour les parties nord
et est du site ;
- ROUVROY pour l’extrémité ouest ;
- DROCOURT pour l’extrémité sud du site.
L'entrée principale se fait par la rue Georges Capelle. D'autres entrées sont en place pour les voies ferrées,
-Côté est pour la direction de la gare d'Hénin Beaumont (arrivé du charbon), du parc à stock de Sainte Henriette, et du rivage de Noyelles Godault (expédition du coke par péniche);
-Côté sud pour un accès à l'usine Cray Valley (Anc. Norbenzol);
-Côté ouest pour un accès au Centre de Vente et au Dépôt des locos.
Les terrains de la cokerie occupent une superficie totale de 60 hectares, avec les parcs à stock.
Le Dépot des Locos et le Centre de Vente se trouvent à Billy Montigny, vue satellite.
Quelques vues aériennes,
La cokerie dans les années 90.
Vue satellite de la Cokerie, avant les travaux d'aménagement du parc des iles (09/2006)
15 août 2007
Historique
Historique.
La Société de Recherches de VIMY et du Midi COURRIERES était constituée par des industriels, en majorité belges. Elle a réalisé des sondages de reconnaissance à MERICOURT et à DROCOURT. Dès 1877, ceux-ci sont avérés positifs.
La Société de VIMY, devenue Compagnie de DROCOURT a reçu une concession de 2 544 ha par le décret du 22 Juillet 1878, puis par celui du 21 août 1880.
Le premier puits fut commencé en 1878.
La Compagnie de Drocourt exploitera 5 sièges d’extraction, 1 Lavoir, 1 Centrale Thermique, une Cokerie et une Unité de traitement des sous produits de la Cokerie
La Fosse 1, la Parisienne à Hénin Beaumont,
la Fosse 2, Nouméa à Rouvroy,
la Fosse 3, Congo à Rouvroy,
la Fosse 4/5 à Méricourt,
la Fosse 6/7 à Hénin Beaumont.
La Cokerie
La première mention de la cokerie est faite en 1901, elle se composait de 50 fours à récupération de type SOLVAY. Les fours à coke ont étés détruits en 1918. En 1924, elle comportait une batterie de 25 fours à coke avec générateurs et production de sulfates d’ammonium et de benzols. Elle produisait du coke tout venant, cassé et calibré de 40 à 60 mm, de 25 à 40 mmet de 12 à 25 mm, pour les malteries, les cimenteries et les foyers domestiques.
Entre 1928 et 1938, la production annuelle atteint 319 383 tonnes de cokes (en 1931), 14 314 tonnes de goudrons et bières (en 1931), 3 459 tonnes de benzol (en 1931), 4636 tonnes de sulfates et de gaz en 1930.
En 1926, une batterie de 25 fours est ajoutée et l’usine à sous-produits est agrandie.
En 1929, 14 fours supplémentaires sont mis en service.
En 1930, les goudrons de Drocourt allaient vers H.G.D. à VENDIN et à NOEUX.
En 1934, une station d’émission de gaz de ville était mise en service.
Les batteries de fours sont rénovées entre 1933 et 1934.
En 1935, un atelier de séchage et de pulvérisation du poussier de coke est mis en service. Ce poussier sera incorporé à la pâte à coke.
En 1938, une quatrième batterie de fours est ajoutée.
Nationalisée en 1945, la cokerie est rapidement modernisée grâce à sa position géographique et à ses possibilités d'extension.
En 1949, trois batteries supplémentaires de 24 fours en briques de silice étaient en cours de réalisation (21 à 23) et quatre batteries étaient en activité, numérotées 3, 4, 10 et 11.
Construction des batteries 10 et 11 en 1949. Au fond, la fosse 1, encore en activité.
Les batteries 3 et 4 comportaient chacune 25 fours du type Becker à régénération de chaleur. Les batteries 10 et 11 étaient récentes. Les installations de récupération des sous-produits étaient de type DISTICOKE classique.
L'ancienne tour à charbon construite par la Compagnie des Mines de VND est conservée, cette tour est le principal axe d'approvisionnement en charbon de la cokerie, le charbon arrive du lavoir.
A partir de 1956, la production était portée à 2 000 t par jour. De 1957 à 1959, elle était portée à 3 400 t par jour pour être à 5 050 t par jour en 1969. Pour cela la cokerie a été agrandie, plusieurs séries de fours à coke ont été construites (batteries n°1, 2, 13, 24, 31, 32, 33, 34), soit en 1969, 16 batteries totalisant 407 fours.
Ce sera la période de gloire de la Cokerie, Ses proportions en font la plus grande cokerie d'Europe.
Un ralentissement des activités se fera sentir à partir des années 80. Toutes les cokeries du Bassin ferment peu à peu, Waziers, Vendin, Lourches, Mazingarbe s'arrêtent. La Cokerie de Drocourt est la dernière du Bassin en 1984.
En 1988, la cokerie ne produisait plus que du coke de fonderie (1 700 t/j). Tous les fours produisant du coke sidérurgique étaient alors arrêtés et non démantelées. L’usine à sous-produits était modernisée, le désessenciement et débenzolage étaient arrêtés.
En
1990, la cokerie a obtenu un statut d’autonomie. Une nouvelle société, Cokes de Drocourt SA est créé pour péréniser l'activité "Carbonisation" des HBNPC. La société dépend de Filianor, elle-même filiale de Charbonnages de France.
En 1995, Une réduction des couts devient impératives pour faire face à la crise. Les batteries 1, 2, 3 et 4 sont démantelées.
En 2000, la Cokerie est mise en vente par Charbonnages de France. La vente ne se concluant pas, CdF décide de la Fermeture, prévue, au plus tard, pour fin 2001.
Un important mouvement de grève se met en place sous l'impulsion de l'intersyndical de la cokerie. Le personnel souhaite de meilleurs conditions de départ.
En juin 2001, la ligne 1 cesse sa production. Le 25 mars 2002, la cokerie cesse définitivement toute production avec l'arrêt de la 2ème ligne.
La démolition commence en juillet 2002 et, en décembre 2003, le terrain de la Cokerie est complètement libre de toutes ses installations. Seul subsiste aujourd'hui le Château.
Figures 1 & 2
Les deux extraits de plans au 1/10.000ème donne une idée de
l’importance des travaux de
modernisation de la cokerie réalisés à partir de 1948 ou l’étendue du carreau
est teintée.
A l’origine, la cokerie est au centre d’un important complexe
industriel se composant,
- d’une centrale thermique,
- d’un criblage lavoir,
- de la Cokerie,
- d’une usine de traitement des sous produits.
S’ajoutent à ces installations, les Fosses 3 (au
nord ouest) et 1, appelé la Parisienne;
Au sud se trouvaient le Stade des Mines et des
logements pour Ingénieurs et Directeurs de la Compagnie
Sur le
carreau de la cokerie,
la zone le plus au nord est celle de la première ligne de batteries (batteries
1 à 4 et 10 à 13).
Vient
ensuite la zone de récupération des sous-produits avec ses ateliers divers, ses
tours et ses colonnes, et dans laquelle se trouvent, tout à fait à l’est, les
réfrigérants à tirage aspiré et le centre de distribution d’eau.
La
zone médiane a été réservée au stockage, à l’épuration et à l’émission de gaz.
Elle comporte, à l’ouest, une installation de gazogènes pour la fabrication de
gaz pauvre.
La
zone située la plus au sud est la seule qui, dans cette cokerie, comporte un
réseau des voies ferrées à trafic normal ; elle comprend l’atelier de
chargement, de criblage et de concassage des cokes, ainsi que l’atelier de
manutention et de broyage des charbons.
Entre
la zone sud et la zone médiane se trouve celle réservée à la deuxième ligne de
batteries. Elle permet de produire environ 3.000 tonnes par jour de coke de
métallurgique et de fonderie. Elle peut être équipée pour une production pouvant
atteindre 4.500 tonnes par jour.
Une
autre particularité de la cokerie de Drocourt est que son axe transversal,
sensiblement orienté nord-sud, est matérialisé par une galerie aérienne dite « galerie
centrale ». Elle a son origine nord au criblage lavoir de Drocourt et elle
aboutit, au sud, à l’atelier de manutention et de broyage des charbons. Dans
cette galerie centrale sont montées des séries de transporteurs
permettant :
- 1,
L’alimentation de l’atelier de manutention avec des fines et des flottés préparés au criblage lavoir de Drocourt.
- 2,
L’alimentation des différentes tours de réserve des batteries avec des pâtes à
coke bien homogènes, broyées et prêtes à l’emploi.
-3,
D’amener les cokes refroidis sur les cokes wharfs jusqu’à l’atelier central de
chargement de criblage et de concassage de coke.
Dans
le projet initial, la galerie centrale se prolongeait, au sud, jusqu’au
criblage lavoir de 1 400 tonnes par heure.
Production du Coke
La production du coke comprend deux étapes: - La distillation des charbons à l'abri de l'air par chauffage à haute température; - L'extinction du coke en fusion; - Le criblage.
- La pyrolyse du charbon consiste en un chauffage à haute température en l'absence d'air.
Pour une tonne de charbon enfournée, il était récupéré :
- 31 kg de goudrons,
- 10 kg de sulfates,
- 7 kg de benzol brut,
- 173 m3 de
gaz disponible à 4 200 cal.
Ce
procédé a également été dénommé
"distillation sèche", "distillation" ou
"carbonisation du charbon".



Un charbon chauffé à l'abri de l'air se décompose toujours en dégageant des gaz, des matières goudronneuses et en laissant un résidu d'aspect variable.
Certains charbons (exemple: les gras à coke) présentent en même temps une "fusion", suivie d'un "gonflement" et d'une "resolidification" pendant le chauffage. Le résidu cohérent qui en résulte est le coke.
Ainsi, durant l'échauffement, le charbon perd son humidité et dégage le gaz de cokerie (essentiellement composé d'hydrogène et de méthane).
Ce phénomène
présente deux phases qui se superposent:
1) Le dégagement
des goudrons et produits lourds qui passe par un maximum et cesse
vers 550°C,
2) Le dégagement de l'hydrogène, qui
se produit au-delà de 550°C, passe par un maximum à
700°C et cesse entre 1000°C et 1100°C.
- L'extinction du coke en fusion, A la fin de la cuisson, le coke en fusion est sorti du four par les côtés, poussée par la défourneuse, il tombe dans le Wagon à coke, poussé par un locotracteur fonctionnant au trolley (électrique), celui ci le conduit vers l'une des tours d'extinction. Le coke subit un arrosage d'eau, d'où le panache blanc visible de très loin.
- Le criblage, le coke achève de se refroidir sur le Quai à coke, proche de la Tour d'extinction. Il est repris par le bas par un transporteur qui le conduit vers les installations du Criblage. Il est criblé est calibré en fonction de la demande du client.
Le gaz produit par la cokerie était partiellement utilisé par une usine annexe qui fabriquait de l’ammoniac de synthèse. Une autre fraction du gaz disponible était émise sur les réseaux de Gaz de France.
Le gaz résiduaire restitué à la cokerie par l’usine de synthèse était utilisé pour le chauffage des fours, l’appoint de chauffage étant réalisé avec du gaz pauvre. Le gaz livré à Gaz de France était préalablement épuré dans une installation d’épuration sèche, dans laquelle on utilisait des terres épurantes (oxyde de fer).
Visite de la Cokerie, Bienvenue chez Cokes de Drocourt
Entrée dans la Cokerie
PLAN DU SITE
Après le passage des grilles d'entrée, du passage à niveau, on arrive à la grille du concierge.
La visite des installations de la Cokerie de Drocourt commence ainsi,
Vous trouverez les bâtiments administratifs et industriels proche de l'entrée, Bureaux techniques, Bains Douches, EJP, Réfrigérants et Château d'eau.
Après ses installations, la visite attaque le moyeu principal de la Cokerie, ses appareils de Production, la Manutention des Charbons, le Poussier de Coke, les fours, le traitement de gaz et la gestion des eaux.
Ensuite, la visite se poursuit avec les services d'entretien et de maintenance, les services généraux, pour vous présenter l'organisation des Cokes de Drocourt.
Nous ferons également un tour au Chemin de fer de la cokerie, le local mouvement, les services d'entretien, le Centre de Vente, le Dépôt des locos, le rivage et les parcs à stock.
Enfin la visite s'achève par le château, bureaux de la présidence des Cokes.

22 août 2007
La Guérite de Conciergerie
La guérite se trouvait à la seconde entrée de la cokerie, au fond de la rue Capelle.
Autrefois, les concierges étaient salariés de la Cokerie.
Entrée piétonne de la Cokerie en 1994.
Dans les dernières années, la conciergerie étaient occupée par des agents de sécurité de la société Sécuritas, qui effectuaient également des rondes sur le site de l'usine. Ils effectuaient les contrôles des entrées et sorties, le standard, la bascule.
Pour entrer dans la cokerie, le personnel possèdait une carte individuel, les ouvriers passaient la carte sur une borne, ce qui déverrouillait le tourniquet. Les visiteurs devait remettre une pièce d'identité au poste de garde, qui leur fournissait une carte visiteur et un plan d'accès aux services généraux.
Carte magnétique individuelle d'accès à la cokerie.
Ce bâtiment a été détruit dans les derniers mois d'existence de la cokerie, en octobre 2003.
26 août 2007
Les Bureaux Techniques
Ce beau bâtiment se trouvait après l'entrée principale de la Cokerie, à gauche du grand boulevard.
Il fut construit dans les années 1930, dans un style architectural typique des Mines de VND. Lors de sa construction, il n'avait aucun lien avec l'activité de la Cokerie. Sa fonction n'est pas encore bien définie, un bâtiment à la surface et l'architecture similaire se trouvait à la Cokerie de Noeux (je recherche des renseignements à ce sujet) il servait probablement de logement pour cadre ou maitrise de la Compagnie.
Un autre bâtiment qui fut une demeure d'ingénieur des Mines fut intégré à la Cokerie, il se trouve dans la rue capelle sur la gauche avant l'entrée. Il servait pour les bureaux de la Présidence et est encore visible actuellement (unique témoin avec les 3 bâtiments anciens de la Fosse 1).
Après la Nationalisation, et lors de l'extension de la Cokerie, il sera enclavé dans le périmètre du carreau et deviendra les Bureaux de la Cokerie. Il recevra un aménagement intérieur adéquate.
Les Bureaux Techniques en Janvier 2002
DESCRIPTIF
- Bâtiment de Briques et de Béton (Briques provenant de la Briquetterie des Mines de Lens à Douvrin) couverture de tuiles traditionnelle. Fenetre, portes, plancher et charpente en bois.
- Le rez de chaussée et équipé de bureaux, des services du personnel, la salle de paye de la Cokerie s'y trouvait également. Dans le couloir menant au guichet du personnel, une trappe permet d'acceder à une cave ou se trouve des archives du personnel (récépissés des fiches de paye entre autre) et une petite reserve à vin.
- Le bâtiment possède 1 étage. On y accède sur la gauche de l'entrée, par un escalier à plancher de bois. Des bureaux s'y trouve également sur le centre, avec une coursive centrale. Les ailes du bâtiment sont des greniers à archives ou se trouve d'importants casiers.
Le bâtiment sera le dernier bâtiment de la Cokerie a être détruit, en décembre 2003.
J'ai eut la chance de l'explorer entièrement avant sa destruction.
02 septembre 2007
Les Bains Douches
Bâtiment destinés au personnel de la Cokerie et au employés de la sous-traitance.
Il abritait les vestiaires (à casiers), répartis sur les longueurs des extrémités du bâtiment.
Les douches se trouvaient dans le centre. Des WC s'y trouvaient également en différents endroits.
Sur la façade principale, des panneaux indiquaient des diffusions de l'entreprise ou de CDF, des informations syndicales ou du CE. A l'entrée par la porte principale un panneau indiquait les horaires,
Local Bains Douches, implantation générale. CdD, 21/12/99.
Une chaufferie se trouvait dans le sous sol.
Bâtiment peu avant sa démolition, en septembre 2003.
Couloir de la salle principale des douches.
Intérieur d'une cabine de douches.
Vestiaires.
04 septembre 2007
L'E.J.P
L'E.J.P est le dernier bâtiment construit à la Cokerie en 1994.
Il se situe en face des bureaux techniques, au centre de l'espace vert.
L'EJP est en fait un Contrat EDF souscrit par la Cokerie (Effacement Jours de Pointe).
Suite à l'arrêt de la Centrale de Courrières, qui aprovisonnait la Cokerie depuis 1962, Cokes de Drocourt souscrit, le 1er Avril 1994, un contrat de fourniture du courantà un prix intéressant. En retour, une clause appliquée 22 jours par an, appelée "pointes mobiles" fais augmenter le prix du courant de manière prohibitive.
D'ou la raison de construction de ce bâtiment qui contient 3 moteurs Diesel Caterpillar de 1500 t/mn entrainant chacun un altérnateur de 1700 KW raccordé au poste EDF situé sur le parking.
Durant les 22 jours EJP annuels, les groupes démarrent automatiquement, sur signal EDF et permettent la production électrique nécessaire à la Cokerie.
Cette activité sera par la suite supprimée et le bâtiment aura une fonction annexe.
Il sera détruits en Octobre 2003, avec à peine 10 années de fonction.
22 décembre 2007
Les Réfrigérants
Les réfrigérants étaient situés face aux bains douches.
Le réfrigérant à tirage aspiré, type SCAM, comporte six cellules indépendantes capables de traiter chacune 450m3/heure d'eau en évacuant environ 7,5 millions de calories.
Les réfrigérants. Sur la droite, la salle des pompes. Vue proche de l'entrée.
Les réfrigérants et, en avant, la Salle des pompes.




















































